À la vitre du Shinkansen Tokyo-Kyoto, j’avais la certitude d’observer un point de vue inattendu.
Installée et l’appareil photo en main, je me préparais à une contemplation active pour retenir des fragments d’usines.
Le sifflement,
La fermeture des portes,
Et les rails qui se déroulent.
Le panorama nippon commence sa déambulation.
Il est suivi, par mon regard plein d’entrain – porté par l’opportunité de voir l’inattendu.
J’ai devant mes yeux des paysages humains qui apparaissent et disparaissent.
Apparait
Disparait
Et passent devant mes yeux un flot d’usines.
Elles défilent encore et encore.
La vue depuis le train les décloisonne.
Apparait
Disparait
Au milieu de ces paysages humains, des usines,
L’empreinte ne s’arrête jamais.
Elle est omniprésente, dense et hétéroclite.
Apparait
Disparait
J’observe, attentivement ; analytiquement.
Hautes, larges, leurs façades occultes en métal attirent mon regard.
Les usines à côté des maisons forment une superposition d’artificiels.
Apparait
Disparait
Elles sont si nombreuses dans ces villes anonymes traversées.
Avec le rythme du train, cadencé,
Je me laisse aspirer par ce panorama de la technique où l’objet de ma
curiosité ne se résume qu’à des enveloppes de mécanismes et d’artifices.
Apparait
Disparait
Des usines
Apparait
Disparait
Dans ce monde de la technique, elles sont à peine perçues, tant pressé et déjà dépassées.


